Un souvenir. On contrôle même pas son arrivée. Comme une claque. Et ça reste un bon moment en travers la gueule. Ça aurait été plus simple de tout enlever définitivement de son esprit, il y aurait eu moins de douleur après. Juste le bonheur de l'instant présent. Mais pourquoi oublier n'est pas aussi facile qu'un clic vers la corbeille?
Il m'est interdit d'avoir mal, mal au coeur. ...Je ne pardonnerai jamais si on me blesse. Tu sais j'ai beaucoup de blessures, j'ai un coeur troué, percé comme un gruyère. Faut pas croire, parfois j'ai peur, tu sais mon visage c'est un masque. Et la dessous je me cache.Je sais bien ce que tu penses, tu te dis comment est ce possible? Comment je peux avoir mal, si mal, alors que chaque jour je vous envoie ma putain de joie de vivre en pleine gueule? Alors que chaque seconde j'explose de rire, à en verser des larmes? C'est qu'une façade inhérente de ma personne. J'ai l'air solide, costaud, dur mais la vérité, c'est que je suis fragile, calme, plus que ce que tu le pense,car quand je les regarde, y'a que moi qui les vois vraiment... On refuse de me croire quand je dis ce que je ressens. J'ai des ratures derrière moi, des éclaboussures qui déchirent la peau et laissent des cicatrices imparfaites.
Regarde comme je pleure. Regarde moi bien. Tu vois ces larmes? Je les verse jamais. Jamais. Je pleure parce que j'ai mal. J'ai incroyablement mal. Où? Au niveau de ma poitrine, par là. Ça me défonce le coeur. Ça me broie le thorax. C'est autant physique que moral. J'ai mal. J'ai mal comme t'as pas idée. Le goût salé de mes larmes me fait hoqueter. Mais les larmes les plus amers sont celles qui ne coulent pas. Et pour toutes ces fois...